Axe 1. Environnement, échanges et techniques dans la longue durée

Cet axe de recherche explore les interactions entre les populations humaines, leurs systèmes techniques et les paléoécosystèmes dans la Corne de l’Afrique sur la longue durée, depuis l’émergence de la lignée humaine jusqu’aux périodes historiques. Il s’intéresse aux dynamiques de peuplement, aux adaptations des organismes et aux transformations des pratiques techniques et économiques en réponse aux changements environnementaux. En croisant archéologie, paléontologie, géosciences et ethnographie, cet axe vise à mieux comprendre comment les populations humaines et non humaines se sont adaptées aux contraintes écologiques et climatiques tout en façonnant leurs milieux.

La Corne de l’Afrique constitue un terrain privilégié pour l’étude de ces dynamiques. Située au cœur du Grand Rift Africain, cette région est un conservatoire exceptionnel de l’évolution humaine ; elle a joué un rôle majeur sur le plan de la paléobiogéographie africaine et, depuis le Pléistocène, dans les circulations techniques et culturelles à l’échelle du continent. Les recherches menées dans cet axe s’inscrivent dans une perspective diachronique et interdisciplinaire, articulant l’étude des archives géologiques, paléontologiques et archéologiques avec l’analyse des paléoécosystèmes, des phénomènes évolutionnaires, des traditions techniques et des systèmes de production.

Les recherches développées dans cet axe s’intéresse en premier lieu aux facteurs environnementaux tels que le climat, la sédimentation, la tectonique, la végétation et la distribution des réseaux hydrographiques dans le passé. L’étude de ces facteurs permet de proposer un cadre pour explorer l’évolution des organismes passés (humains inclus), caractérisés par leur diversité, leurs adaptations morphologiques, leurs interactions écologiques, leurs distribution dans l’espace et le temps, ainsi que leurs réponses aux dynamiques environnementales.

Cet axe s’intéresse également aux productions matérielles (notamment outils lithiques) et aux pratiques de subsistance des populations humaines. L’étude des gestes techniques, des matières premières, ou encore des traditions artisanales permet de comprendre comment les groupes humains ont exploité, transformé et transmis les ressources de leur environnement.

L’ensemble de ces recherches croise les données de terrain, l’analyse des collections et des bases de données, les approches expérimentales, les référentiels biologiques et les comparaisons ethno-archéologiques. Ces approches font l’objet de collaborations renforcées avec les institutions éthiopiennes, notamment avec l’Ethiopian Heritage Authority, et avec de nombreuses institutions à l’international.

 

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