Joséphine Lesur est maîtresse de conférences au Muséum national d’Histoire naturelle. Spécialiste de Préhistoire africaine et d’archéozoologie, ses recherches portent sur les relations entre humains, animaux et environnements en Afrique du Nord-Est et en Afrique australe. À partir de l’étude des ossements animaux, elle analyse les modes de subsistance, les pratiques de chasse, de pêche et d’élevage, ainsi que l’origine et la diffusion des animaux domestiques.
Jean-Nicolas Bach est politiste, titulaire d’un doctorat en science politique de l’Université de Bordeaux, au sein du laboratoire Les Afriques dans le Monde. Ses recherches portent sur les dynamiques politiques en Éthiopie, au Soudan et dans la Corne de l’Afrique, notamment autour de l’État, de la démocratisation, des séparatismes et des sorties de violence.
Il a dirigé l’antenne du CEDEJ à Khartoum entre 2016 et 2020, puis le Centre français des études éthiopiennes de 2022 à 2024.
Hiluf Berhe Woldeyohannes est archéologue, spécialiste de la civilisation d’Aksum et de la gestion du patrimoine archéologique en Éthiopie. Ses recherches portent sur la documentation, la préservation et la protection des sites archéologiques, notamment face aux transformations urbaines et aux projets d’infrastructures. Professeur assistant à l’Université de Mekelle, il a collaboré avec plusieurs missions archéologiques françaises et a été accueilli au Collège de France dans le cadre du programme PAUSE.
Hanamariam Seyoum Alemu est doctorante en santé publique et études de genre à l’Université Paris Cité, au sein du Ceped. Sa thèse porte sur la prise en charge du cancer du sein et du cancer du col de l’utérus en Éthiopie, dans une perspective attentive aux inégalités de genre, aux vulnérabilités sociales et à l’accès aux soins. Ses recherches interrogent les conditions d’un système de santé plus sensible au genre et orienté vers la justice sociale.
Habib Khadraoui est doctorant en science politique à Sciences Po Bordeaux. Ses recherches portent sur la gouvernance des risques liés à l’élevage bovin au Kenya et en Éthiopie, à partir d’une approche croisant Science and Technology Studies, sociologie des risques et sociologie de l’action publique.. Il est doctorant CNRS à mobilité internationale, en partenariat avec l’IFRA Nairobi et le CFEE Addis-Abeba.
Historien et professeur à Sciences Po Bordeaux, Guillaume Blanc est spécialiste de l’histoire environnementale de l’Afrique contemporaine. Ses recherches portent sur les politiques de conservation, les parcs nationaux et les relations entre environnement, développement et héritages coloniaux, avec un intérêt particulier pour l’Éthiopie.
Historienne et chargée de recherche à l’IRD, Giulia Bonacci travaille sur les circulations entre l’Afrique et les diasporas africaines depuis le XIXe siècle. Ses recherches portent sur le panafricanisme, les migrations, les retours vers l’Afrique, le mouvement rastafari et les liens entre l’Éthiopie et ses diasporas.
François-Xavier Fauvelle est historien et archéologue, professeur au Collège de France, titulaire de la chaire Histoire et archéologie des mondes africains. Ses recherches portent sur les sociétés et formations politiques de l’Afrique ancienne, en particulier l’Éthiopie chrétienne et musulmane, les royaumes de Ghana et du Mâli, les cités swahilies et les relations transsahariennes. Ancien directeur du CFEE, il a notamment développé plusieurs programmes de recherche en Éthiopie, en particulier sur l’islam médiéval.
Anthropologue et historien, Éloi Ficquet est maître de conférences à l’EHESS et ancien directeur du CFEE, de 2009 à 2012. Ses travaux portent sur l’Éthiopie et la Corne de l’Afrique, à la croisée de l’histoire, de l’anthropologie et des dynamiques religieuses.
Doctorante en science politique à l’Université catholique de Lille et chercheuse associée à l’Ifri, Elisa Domingues dos Santos travaille sur les relations entre la Turquie et l’Afrique. Ses recherches portent notamment sur les circulations économiques, les réseaux commerciaux africains à Istanbul, les migrations et les politiques africaines de la Turquie.
Archéologue et directeur du Centre européen de recherches préhistoriques de Tautavel, Clément Ménard travaille sur les sociétés préhistoriques de la Corne de l’Afrique au cours du Late Stone Age. Ses recherches portent sur les industries lithiques, les traditions techniques et les relations entre changements environnementaux et sociétés humaines, notamment dans le Rift éthiopien et en Somalie.
Caterina Scalvedi est historienne, spécialiste du colonialisme européen moderne, et travaille plus particulièrement sur la construction de l’empire italien et de ses colonies africaines aux XIXe et XXe siècles. Ses recherches portent sur l’histoire intellectuelle et sociale des circulations de savoirs coloniaux, l’éducation des sujets coloniaux, les missions et le travail.
Politiste, analyste et consultant, Benedikt Kamski travaille sur l’Éthiopie depuis 2012. Ses recherches portent sur les politiques de développement, les bassins fluviaux, l’industrialisation sucrière et les relations entre État, territoire et ressources naturelles. Il est chercheur postdoctoral à l’Arnold-Bergstraesser-Institut de Fribourg.
Anne Delagnes est préhistorienne et directrice de recherche au CNRS, rattachée au laboratoire PACEA de l’Université de Bordeaux. Ses recherches portent sur les comportements adaptatifs des hominines anciens, à partir de l’étude de leurs outillages en pierre et de leurs habitats. Elle travaille sur les premières périodes de la préhistoire, depuis l’Oldowayen africain et l’émergence du genre Homo, jusqu’au Middle Stone Age et au Paléolithique moyen, périodes associées à l’émergence des Hommes anatomiquement modernes.
Préhistorienne et directrice générale de l’Institut de paléontologie humaine, Anna Echassoux dirige le Fejej Paleoanthropological Research Project dans la région du Sud-Omo, en Éthiopie. Ses recherches portent sur les sites préhistoriques de Fejej, les faunes plio-pléistocènes et les environnements anciens liés à l’évolution humaine.
Archéologue spécialiste des architectures rupestres, Anaïs Lamesa travaille sur les monuments creusés dans la roche, les carrières et les pratiques techniques associées. Après une thèse sur la Cappadoce antique et médiévale, elle a dirigé le projet Troglopie sur les églises rupestres du Tigray oriental, en Éthiopie. Ses recherches portent aujourd’hui sur les paysages sacrés de Cappadoce, les techniques de creusement et les dimensions sociales de ces pratiques.
Anthropologue et spécialiste des études éthiopiennes, Alula Pankhurst a enseigné à l’Université d’Addis-Abeba et dirigé le programme Young Lives en Éthiopie. Ses travaux portent sur les sociétés éthiopiennes contemporaines, les migrations internes, les réinstallations, les formes de marginalisation sociale, les pratiques de médiation locale et les questions de pauvreté et d’accès aux ressources.
Ahmed Hassen Omer est historien à l’Université d’Addis-Abeba et ancien directeur de l’Institute of Ethiopian Studies. Ses travaux portent sur l’histoire de l’Éthiopie et de la Corne de l’Afrique, notamment à travers l’étude des dynamiques politiques, religieuses et savantes de la région. Il est chercheur associé au CFEE.
Abel Assefa, né et ayant grandi à Addis-Abeba, en Éthiopie, est commissaire d’exposition, acteur culturel et chercheur basé à Addis-Abeba. Il est le directeur fondateur et commissaire en chef du Yimtubezina Museum and Center, connu pour ses expositions temporaires innovantes, dynamiques et artistiques organisées à Addis-Abeba.
Tailleur de pierre et assistant ingénieur au CNRS, Antoine Garric est affecté au CFEE depuis septembre 2020. Après huit années consacrées à la restauration de monuments historiques en France, il a occupé pendant seize ans le poste de responsable des travaux de reconstruction des temples de Karnak, en Égypte. Au sein du CFEE, il participe aux travaux de restauration, de conservation et de mise en valeur des églises rupestres de Lalibela, et assiste les archéologues dans l’étude des sites rupestres et mégalithiques éthiopiens. Dans le cadre du projet SHE, il est chargé de la conservation et de la restauration de l’architecture bâtie et rupestre. Il met en place les ateliers sur site, forme les équipes et développe des méthodes de travail adaptées aux opérations de terrain. En tant que photogrammètre, il réalise également la documentation orthophotographique des fouilles archéologiques et des monuments étudiés.