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KEWAKIBT : Cartographier les constellations islamologiques éthiopiennes
KEWAKIBT : Cartographier les constellations islamologiques éthiopiennes
Le projet KEWAKIBT, ou « Constellations », d’après la forme plurielle guèze et amharique du mot « étoile », étudie les figures savantes et mystiques qui ont façonné l’histoire de l’islam en Éthiopie, à partir de sources remontant à la fin du XVIIIe siècle jusqu’à aujourd’hui. Des corpus biographiques produits par des savants musulmans éthiopiens retracent les itinéraires des personnes, les liens entre maîtres et disciples ainsi que les circulations entre sanctuaires et centres d’enseignement. Ils dessinent de véritables « constellations » de savoirs qui structurent les pratiques et les représentations des musulmans éthiopiens. Bien que largement diffusés, lus lors de célébrations, discutés dans des cercles savants et aujourd’hui relayés sur Internet, ces ouvrages demeurent peu étudiés par l’islamologie académique. Le programme associe enquêtes de terrain, analyse philologique et humanités numériques. Il repose sur la constitution d’une base de données collaborative destinée à rassembler, organiser et mettre en relation les informations issues de sources en arabe, en amharique et dans d’autres langues de la Corne de l’Afrique. Les enquêtes menées auprès de savants, d’auteurs, d’éditeurs et de détenteurs de manuscrits permettent de compléter et de contextualiser ces données. L’objectif est de mieux comprendre les réseaux intellectuels et spirituels, les circulations du savoir et les dynamiques sociales qui ont façonné l’islam en Éthiopie, tout en analysant ces récits selon leurs propres logiques, y compris leurs dimensions hagiographiques et mythologiques. La base de données constituera à terme un outil de recherche ouvert à l’ensemble de la communauté scientifique.
SaGePro
SaGePro
Ce projet de recherche analyse les dynamiques de professionnalisation de la prise en charge des femmes victimes de violences fondées sur le genre en Éthiopie, dans un contexte marqué par une forte prévalence des violences, des crises armées récentes et des contraintes structurelles du système de santé et d’action sociale. Il s’intéresse plus particulièrement aux pratiques, aux savoirs et aux expériences des actrices et acteurs impliqués – agents de santé communautaires, bénévoles, personnels soignants et travailleurs sociaux – en mettant l’accent sur la dimension souvent invisibilisée du travail émotionnel. Le projet interroge la manière dont les rapports de genre, les trajectoires biographiques et les hiérarchies professionnelles influencent les relations de care, la coordination entre groupes professionnels et la construction de l’expertise. En articulant sociologie des professions, éthique du care et approche biographique, la recherche vise à éclairer les tensions entre reconnaissance institutionnelle, engagement moral et conditions de travail, ainsi qu’à analyser les effets de ces configurations sur la qualité de l’accompagnement des femmes victimes de violences.
Desale Dejen Woday
Desale Dejen Woday
Desale Dejen Woday est doctorant en archéologie à l’Université Toulouse – Jean Jaurès (UT2J), en France, rattaché à l’UMR 5608 TRACES. Il est titulaire d’une licence en archéologie et gestion du patrimoine de l’université d’Adigrat et d’un master en archéologie de l’université de Woldia, en Éthiopie. Ses recherches doctorales portent sur les traditions céramiques et les schémas d’occupation humaine à long terme dans la région de Lalibela, au nord de l’Éthiopie, à travers une approche interdisciplinaire combinant l’étude de la céramique, l’analyse spatiale et l’archéologie du paysage.
Deresse Ayenachew Woldetsadik
Deresse Ayenachew Woldetsadik
Deresse Ayenachew Woldetsadik, historien, chercheur associé à l'IMAF (France), le CFEF et l'Université de Gondar (Éthiopie). Il a soutenu une thèse en histoire en 2009, sous la direction de Bertrand Hirsch . Ses recherches portent sur l’histoire et l’archéologie de l’Éthiopie à l’époque médiévale, et en particulier de la cour des rois chrétiens entre les XIIIe et les XVIe siècles. Il est l'auteur: «Les Salomoniens : une histoire de l’administration politique de l’époque médiévale en Éthiopie (1270-1529) », 2021, 376p. ((version Amharique)
Friyat Angesom Kidane
Friyat Angesom Kidane
Friyat Angesom Kidane est doctorante en archéologie à l’Université Toulouse – Jean Jaurès, au sein du laboratoire TRACES, UMR 5608 du CNRS, en France. Elle étudie l’histoire de la biodiversité ligneuse et de son exploitation par les sociétés humaines, du Pléistocène supérieur à l’Holocène, dans la vallée du Rift éthiopien, en Éthiopie et à Djibouti.
Emmie Le Galès
Emmie Le Galès
Emmie Le Galès est doctorante à l’École des hautes études en sciences sociales, rattachée à l’Institut des mondes africains. Dans le cadre de sa thèse, elle travaille sur les rapports entre historiographie et pouvoir politique en Éthiopie aux XIXe et XXe siècles. Elle s’intéresse également à l’histoire des spoliations coloniales et à la colonisation italienne en Éthiopie, étudiée à travers le prisme de l’histoire culturelle.
Blade Engda Redae
Blade Engda Redae
Blade Engda Redae est un archéologue éthiopien et chercheur postdoctoral à l’Institute of Human Origins de l’Arizona State University. Spécialiste de l’archéologie du Plio-Pléistocène, de la paléoécologie et de la zooarchéologie, il possède une solide expérience de terrain, notamment dans la formation de Shungura, située dans la basse vallée de l’Omo, en Éthiopie.
Wolbert G. C. Smidt
Wolbert G. C. Smidt
Wolbert G. C. Smidt est chercheur à la Section de recherche sur l’Arabie du Sud et l’Afrique du Nord-Est antiques (Forschungsstelle Antikes Südarabien und Nordostafrika) de la Friedrich-Schiller-Universität Jena (Allemagne), membre correspondant de l’Institut archéologique allemand et Adjunct Full Professor of Ethnohistory à Mekelle University (Éthiopie), où il encadre des doctorants dans les programmes de doctorat en anthropologie ainsi qu’en histoire et études culturelles. Ses recherches portent sur l’histoire et l’anthropologie historique de l’Éthiopie et de la Corne de l’Afrique, avec un intérêt particulier pour les traditions orales, le patrimoine culturel et les interactions entre archéologie et ethnohistoire.
Maëla Bobinet
Maëla Bobinet
Maëla Bobinet est coordinatrice de projets européens au CFEE. Elle a débuté sa carrière en France comme responsable de projets européens, avant de rejoindre l’ambassade de France en Éthiopie en tant que chargée de coopération universitaire. Depuis janvier 2026, elle coordonne le projet Pagens (Pathways, Ages, Generations in the Global North and South) au sein du CFEE.
Edegilign Hailu Woldegebrael
Edegilign Hailu Woldegebrael
Edegilign Hailu Woldegebrael est chercheur et consultant. Ses travaux portent sur les politiques du développement, la construction de l’État et les grands projets d’infrastructures, ainsi que sur les migrations, les conflits et les études urbaines en Éthiopie et dans la Corne de l’Afrique. Il est titulaire d’un doctorat en géographie humaine, économique et régionale de l’Université Paris-Nanterre.
Margaux Herman
Margaux Herman
Margaux Herman est maîtresse de conférences en histoire de l’Éthiopie et de l’Afrique de l’Est à l’INALCO. Ses recherches portent sur l’histoire des femmes et du genre en Éthiopie, de la période médiévale à l’époque contemporaine, ainsi que sur les liens entre patrimoine, pouvoir et écriture de l’histoire. Elle a notamment travaillé sur les archives, manuscrits et sources orales en ge‘ez et en amharique, et a participé au projet de restauration du Palais national d’Addis-Abeba.
Sonia Le Gouriellec
Sonia Le Gouriellec
Sonia Le Gouriellec est maîtresse de conférences en science politique à l’Université catholique de Lille. Spécialiste des questions de paix et de sécurité en Afrique, elle travaille notamment sur la Corne de l’Afrique, Djibouti, les stratégies des petits États et le décentrage des relations internationales.
Yoseph Yonas Zecharias
Yoseph Yonas Zecharias
Yoseph Yonas Zecharias est chercheur en études environnementales et développementales, professeur assistant à l’Université de Wolkite en Éthiopie et membre associé du CFEE. Titulaire d’un doctorat de l’Université de Gondar, il travaille sur les savoirs locaux liés à la biodiversité, aux pratiques apicoles et aux abeilles sans dard en Éthiopie
Tomas Getachew Bedane
Tomas Getachew Bedane
Tomas Getachew Bedane est paléontologue, associé à l’UMR PALEVOPRIM de l’Université de Poitiers. Ses recherches portent sur l’évolution morphologique et les adaptations alimentaires des proboscidiens fossiles — éléphants et formes apparentées — en Afrique de l’Est. À partir de sites majeurs de la dépression de l’Afar, de la vallée de l’Omo et du bassin du Turkana, il mobilise des approches multiproxy, notamment l’analyse de l’usure dentaire et les isotopes stables, afin de mieux comprendre les relations entre mégafaune, environnements et hominines du Miocène supérieur au Pléistocène moyen.
Shiferaw Bekele
Shiferaw Bekele
Shiferaw Bekele est professeur émérite d’histoire éthiopienne à l’Université d’Addis-Abeba. Ses recherches portent sur l’histoire sociale, politique et économique de l’Éthiopie moderne depuis le milieu du XVIIIe siècle.
Sabine Planel
Sabine Planel
Sabine Planel est géographe, chargée de recherche à l’IRD et membre de l’Institut des mondes africains. Ses recherches portent sur la géographie politique de l’Éthiopie, où elle travaille depuis une vingtaine d’années, notamment dans la région du Wolayta. Elle a mené des travaux sur le fait autoritaire, les paysanneries, l’endettement, le développement rural et les transformations urbaines. Ses recherches récentes portent également sur les mobilisations ethno-nationales et les recompositions politiques contemporaines en Éthiopie.
Pierre Guidi
Pierre Guidi
Pierre Guidi est historien, chargé de recherche à l’IRD et rattaché au Ceped. Ses recherches portent sur l’histoire de l’éducation, les rapports entre école, État et identités, ainsi que sur les politiques du savoir en Afrique. Il travaille notamment sur l’Éthiopie, où il a étudié le rôle de la scolarisation dans la construction nationale à partir du cas du Wolaita.
Ninon Blond
Ninon Blond
Ninon Blond est maîtresse de conférences en géographie à l’École normale supérieure de Lyon. Ses recherches portent sur les interactions entre sociétés et milieux à l’Holocène en Afrique de l’Est, à partir d’une approche interdisciplinaire croisant géographie, géomorphologie, géoarchéologie, sédimentologie et géohistoire. Elle travaille notamment sur les changements environnementaux, l’anthropisation et les socio-écosystèmes du bassin septentrional du Nil, avec des terrains en Éthiopie, au Soudan et en Égypte.
Morgann Pernot Ali
Morgann Pernot Ali est sociologue et anthropologue, docteure de l’EHESS. Ses recherches portent sur les transformations du travail reproductif et l’articulation des rapports sociaux de sexe et de race en contexte migratoire, notamment entre la péninsule Arabique et la Corne de l’Afrique. Elle travaille plus particulièrement sur le Yémen et Djibouti, au croisement des études de genre, de la sociologie des migrations et de l’anthropologie du monde arabe.
Marion Langumier
Marion Langumier
Marion Langumier est doctorante en anthropologie à l’Université Paris Nanterre. Ses recherches portent sur les recompositions politiques, les sociabilités urbaines et les situations de rencontre dans la basse vallée de l’Omo, en Éthiopie. À partir d’une enquête ethnographique menée à Jinka, elle analyse la ville comme un espace de contacts entre citadins éthiopiens, populations agro-pastorales de la vallée et étrangers de passage, mais aussi comme un lieu de production d’images, de savoirs et de médiation culturelle.
Marie-Laure Derat
Marie-Laure Derat
Marie-Laure Derat est directrice de recherche au CNRS, historienne et archéologue, spécialiste de l’Éthiopie médiévale. Ses recherches portent sur le royaume chrétien d’Éthiopie entre le VIIIe et le début du XVIe siècle, notamment sur les processus de christianisation, la dynastie zagwé, l’évolution territoriale du royaume et les relations aux autres traditions religieuses. Elle travaille en particulier sur les sites de Lalibela et de Maryam Nazret, en croisant sources manuscrites et données archéologiques.